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Amylase


Source : www.labtestsonline.fr

Ce test mesure la concentration en amylase présente dans le sang (amylasémie) ou dans l’urine (amylasurie). L’amylase est l’une des enzymes produites par le pancréas pour aider à digérer les graisses, les protéines et les hydrates de carbone (glucides). L’amylase est sécrétée dans le duodénum via le canal pancréatique. Dans le duodénum, l’amylase hydrolyse les hydrates de carbone complexes apportés par l’alimentation: elle digère spécifiquement l'amidon et le glycogène et leurs produits de dégradation pour les transformer en sucres simples. L’amylase peut aussi être produite par les glandes salivaires.
L’amylase est habituellement présente dans le sang en faible concentration. Quand les cellules pancréatiques sont lésées (par exemple lors d’une pancréatite) ou si le canal pancréatique est obstrué (par exemple par un calcul ou plus rarement par une tumeur), des concentrations plus importantes d’amylase diffusent vers la circulation sanguine, ce qui augmente la concentration d’amylase dans le sang puis dans l’urine où l’amylase s’élimine naturellement.

But de l'examen 


Cet examen permet de diagnostiquer ou suivre l’évolution d’une pancréatite (inflammation) ou autre maladie du pancréas.
Il est nécessaire lorsque vous présentez des symptômes de souffrance pancréatique tels que douleurs abdominales intenses, fièvre, perte d’appétit, ou nausées.
 

Prélèvement  


L'échantillon sanguin est prélevé par ponction veineuse au pli du coude. Parfois les urines de 24 heures sont collectées.
 

Prescription  

L’amylase sanguine est un examen qui est généralement prescrit, accompagné de la lipase sanguine (parfois la lipase est aussi prescrite toute seule), pour aider à diagnostiquer ou à suivre l’évolution d’une pancréatite (inflammation pancréatique) aiguë ou chronique ou d’une autre maladie pancréatique. Un dosage d’amylase urinaire peut aussi être prescrit dans le même contexte. Les concentrations urinaires suivent de près les concentrations sanguines, mais l’augmentation comme la diminution sont décalées dans le temps et surviennent plus tard. Une clairance de la créatinine peut parfois être prescrite en même temps qu’une amylase urinaire parce qu’une fonction rénale altérée peut ralentir la clairance de l’amylase. Pour mieux interpréter les résultats le médecin peut utiliser des indices tels que le rapport amylasurie/créatininurie ou la clairance relative (=[amylasurie X créatininémie]/ [amylasémie X créatininurie]). L’amylase est parfois utilisée pour suivre les traitements de cancers pancréatiques, ou après retrait de calculs pancréatiques ou au décours des oreillons (l'excès d'amylase sanguine est d'origine salivaire dans ce cas). Il existe aussi des cancers non pancréatiques, notamment des cancers ovariens, pulmonaires, prostatiques, mammaires ou hématologiques, au cours desquels les cellules cancéreuses secrètent de l’amylase, mais il s’agit généralement dans ce cas d’amylase salivaire. Pour différencier l’amylase pancréatique de l’amylase salivaire, le médecin peut prescrire une électrophorèse de l’amylase.

Un dosage d'amylase peut être prescrit si vous présentez des symptômes de souffrance pancréatique tels que douleurs abdominales intenses, fièvre, perte d’appétit, ou nausées. Cet examen (sanguin, voire aussi urinaire) permet au médecin de diagnostiquer ou de suivre l’évolution ou d’évaluer l’efficacité d’un traitement en mesurant si l’amylase augmente ou diminue avec le temps.

 

Interprétation du résultat 


En cas de pancréatite aiguë, la concentration d’amylase sanguine augmente souvent de 3 à 10 fois plus (ou plus encore) que la valeur de référence haute (parfois appelée limite haute de normalité). Cette augmentation survient dans les 12 heures qui suivent la souffrance pancréatique aiguë. Quand cette souffrance disparaît, à la suite d’un traitement adéquat, l’amylase sanguine revient à la normale en quelques jours. En cas de pancréatite chronique, l’amylase sanguine augmente (modérément) au début de la maladie  mais souvent, à la longue, elle diminue progressivement avec la destruction progressive du pancréas.
L’amylase sanguine peut augmenter dans diverses situations: obstruction du canal pancréatique (par exemple en présence de cristaux), présence d’un kyste du pancréas, cancers pancréatiques, ulcère perforé du pancréas, divers autres syndromes douloureux abdominaux (cholécystites, occlusions du grêle, infarctus mésentérique, maladie de Crohn ou autres colites ulcératives, etc), sans oublier diverses affections des glandes salivaires (oreillons, tumeur des glandes salivaires, parotidites ou inflammations des glandes salivaires par exemple lors de diverses infections virales). L’amylase sanguine peut augmenter aussi lors de l’insuffisance rénale (l’amylase étant normalement éliminée par le rein), d'alcoolisme chronique, de ruptures de grossesses extra-utérines tubaires, d’acidocétose diabétique ou d’administration de médicaments capables de provoquer un spasme du sphincter d’Oddi (par exemple les médicaments opaciés tels que la morphine). Il existe des macro-amylases dues à la formation de complexes sanguins entre l’amylase et des immunoglobulines, ces complexes ne s’éliminant pas par le rein. Le diagnostic de macro-amylases doit être suspecté devant l’augmentation persistante de l’activité sérique de l’amylase chez un patient ne présentant pas d’autres arguments pour une pathologie pancréatique ou salivaire. Le diagnostic fait appel à une technique simple et rapide de précipitation de la macroenzyme par le polyéthylène-glycol et peut aussi se faire par électrophorèse qui permet de typer la macro-amylase. Bien que certaines maladies soient fréquemment associées aux macro-amylases (cancers, maladies auto-immunes), la présence d’une macro-amylase doit être considérée comme un phénomène bénin.
Toutes les situations qui induisent une hyperamylasémie sont responsables d’une hyperamylasurie, sauf en cas d’insuffisance rénale et de macroamylasémie.
Les diminutions de l’amylase dans le sang et dans l’urine peuvent indiquer un endommagement permanent des cellules pancréatiques qui produisent l’amylase (avec un risque que d'autres enymes ou hormones pancréatiques soient également produites en moindres quantités).
Les valeurs de référence de l’amylase varient selon les laboratoires car elles dépendent des techniques de mesure.

Compléments d’information 

 
En cas de pancréatite aiguë, l’élévation de l’amylase est parallèle à l’augmentation de la lipase, bien que la lipase s’élève en général plus lentement et demeure élevée plus longtemps. Les étiologies des hyperamylasémies sont très nombreuses et la mesure simultanée de l'activité de la lipase peut être une aide au diagnostic différentiel d'une pancréatite aiguë. Une hyperamylasémie persistante après un épisode aigu peut signer une complication.
Les pancréatite chroniques sont souvent associées à l’alcoolisme. Elles peuvent aussi être dues à des traumatismes ou l’obstruction chronique du canal biliaire, par exemple lors de maladies héréditaires telles que la mucoviscidose(également appelée fibrose kystique du pancréas). L’amylase sanguine augmente modérément au début d’une pathologie chronique mais souvent, à la longue, elle diminue progressivement avec la destruction progressive du pancréas.
 

Questions fréquentes

Les médicaments peuvent-ils affecter les concentrations d’amylase ?

Oui. L ’administration de médicaments capables de provoquer un spasme du sphincter d’Oddi (par exemple, les médicaments opaciés tels que la morphine ou la codéine) peuvent provoquer une augmentation de l’amylase. La liste des médicaments qui peuvent entraîner une élévation de l'amylase est très longue: aspirine, diurétiques, corticostéroïdes, contraceptifs oraux, indométacine, sans oublier l’alcool.

 
Les valeurs d’amylase sont-elles les mêmes chez les enfants et chez les adultes ?

L'activité amylase est plus faible à la naissance en raison de l'immaturité pancréatique. Les valeurs adultes sont atteintes progressivement entre 5 et 10 ans.

 
Puis-je mesurer l’amylase à la maison ?

Non. Il est nécessaire de disposer d’équipements spécialisés. Les laboratoires de biologie médicale disposent de tels équipements.

 
Quelle est la différence entre P-amylase et S-amylase ?

L’amylase est une enzyme dont il existe différentes formes appelées iso-enzymes. Différents tissus fabriquent différentes iso-enzymes. L’iso-enzyme produite par les glandes salivaire est appelée S-amylase. L’iso-enzyme produite par le pancréas est appelée P-amylase. La P-amylase augmente en cas de souffrance pancréatique, la S-amylase augmente en cas de souffrance des glandes salivaires.

 
Y a-t-il des précautions à prendre lors du prélèvement ?

La salive et la sueur étant riches en amylase, il faut faire attention à toute contamination du prélèvement (ou des réactifs de laboratoire).


Quelles sont les causes les plus fréquentes des pancréatites ?

En France, les deux causes les plus fréquentes de pancréatite aiguë sont l'alcoolisme et la lithiase biliaire qui représentent chacune environ 40 % des cas. Le meilleur marqueur biologique de pancréatite aiguë biliaire est l'élévation des ALAT. Environ 20 % des pancréatites aiguës ne sont ni d'origine biliaire ni d'origine alcoolique. L'exhaustivité et la répétition de l'enquête étiologique, en particulier en cas de pancréatite aiguë récidivante, sont susceptibles de diminuer le pourcentage de pancréatites aiguës dites idiopathiques. Parfois seule l'évolution permettra de rattacher un épisode de pancréatite aiguë à une pancréatite chronique vue précocement. L'interrogatoire et le contexte clinique permettent d'emblée d'évoquer une pancréatite aiguë iatrogène (médicamenteuse ou postopératoire ou post-endoscopique après CPRE, pour Cholangio-Pancréatographie Rétrograde ou cathétérisme endoscopique bilio-pancréatique). Lorsqu'une origine médicamenteuse a été suspectée, le cas doit être signalé au Centre Régional de Pharmacovigilance. Les pancréatites aiguës infectieuses peuvent être bactériennes, virales (VIH) ou parasitaires. Les examens biologiques initiaux devront chercher une cause métabolique (hypertriglycéridémie ou hypercalcémie); ces examens devront de nouveau être réalisés à distance de l'épisode aigu. Les pancréatites aiguës d'origine génétique doivent être cherchées chez un sujet jeune présentant un contexte clinique évocateur. Les pancréatites aiguës associées aux entérocolites inflammatoires (maladie de Crohn) ou aux maladies systémiques (lupus, vascularite) seront cherchées par un interrogatoire ciblé. Une cause obstructive, en particulier néoplasique, devra être cherchée à distance de l'épisode de pancréatite aiguë. En cas de pancréatite aiguë récidivante sans cause déterminée au terme de ces explorations, une CPRE sera réalisée à la recherche d'anomalies canalaires. Au terme de ces investigations qu'il faudra au besoin répéter, surtout dans les formes récidivantes, un certain nombre de pancréatites aiguës demeurent"idiopathiques".

 
Comment traiter une pancréatite ?

Le traitement dépend des symptômes. Si les symptômes sont bénins, alors l’abstention thérapeutique est possible. Si les symptômes sont plus sérieux, alors votre médecin pourra suggérer une mise au repos du pancréas, ce qui peut aller d’une simple abstention de prise alimentaire solide à une hospitalisation avec perfusion de solutés injectables par voie IV (intraveineuse) et mise à la diète pendant quelques jours à quelques semaines. Des médicaments (par exemple une antibiothérapie préventive) voire une intervention chirurgicale peuvent également être nécessaires. Parfois, des médicaments anti-douleur sont requis. Un support nutritionnel consistant à diminuer les graisses de votre alimentation et à multiplier les petits repas peut être utile. Les extraits pancréatiques sont parfois utilisés mais leur utilité est très incertaine en cas de pancréatite aiguë.
Une fois la pancréatite guérie, peut-il y avoir des séquelles ? Le pancréas produit diverses hormones parmi lesquelles l’insuline. Ceci explique qu’un diabète (insulinodépendant ou non) peut survenir après une pancréatite, avec une fréquence variable. Plus une partie importante du pancréas a été détruite, plus un diabète risque de survenir. Un diabète est observé dans 80 % des cas après 15 ans d'évolution d’une pancréatite chronique.

 

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