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Calcul urinaire


Analyse des lithiases (calculs) rénales par Spectrophotométrie InfraRouge

 

Le calcul est un élément essentiel du diagnostic étiologique de la maladie lithiasique. Il est pratiquement la seule source d'informations sur les conditions de la lithogenèse, les facteurs de croissance, l'activité récente ou ancienne de la lithiase. La connaissance de la composition du calcul est primordiale pour pouvoir reconstituer son histoire. Pour connaître la composition, il convient de soumettre la lithiase à une analyse physique par deux méthodes complémentaires, l'une pour déterminer la structure de la pierre, l'autre pour préciser sa composition moléculaire et cristalline et déterminer la proportion des divers composants en cas de mélange.

L'interprétation étiologique des résultats de l'analyse morpho-constitutionnelle des calculs permettra au médecin (médecin généraliste, urologue ou néphrologue) d'adapter les règles diététiques indispensables pour éviter la ou les récidives de coliques néphrétiques.

 

L'analyse par Spectrophotométrie InfraRouge (SPIR)

Une étude séquentielle du calcul depuis le noyau jusqu'à la surface renseigne sur la stabilité dans le temps ou au contraire l'évolution de la pathologie lithiasique.

Chaque partie du calcul est analysée. Il suffit de recueillir de la poudre en surface, dans la section ou dans le noyau du calcul. Ces quelques milligrammes sont dilués dans du bromure de potassium. Le mélange est compressé de façon à obtenir une pastille qui sera lue par le spectrophotomètre.

Un spectre est réalisé par balayage dans le domaine infrarouge par absorption. On repère les pics d'absorption, les épaulements, les élargissements de pics etc...

Le spectre obtenu est ainsi comparé à un ou plusieurs spectres de référence. De cette façon on peut connaître la composition (qui peut parfois être complexe) de l'échantillon prélevé.

 

La classification morpho-constitutionnelle des calculs

Les différentes informations obtenues lors de l'analyse par SPIR permettent de classer le calcul dans une catégorie étiopathogénique particulière. Six types différents sont décrits (de I à VI), chaque type étant divisé en sous types (par exemple Ia, Ib, Ic, Id pour le type I).

 

Le type I regroupe les calculs constitués d'oxalate de calcium monohydraté (Whewellite)

Le type II regroupe les calculs constitués d'oxalate de calcium dihydraté (Weddellite)

Le type III regroupe les calculs constitués d'acide urique, d'urates (d'ammonium, de sodium,...)

Le type IV regroupe les calculs constitués de phosphate de calcium (Carbapatite, Struvite, Brushite)

Le type V regroupe les calculs constitués de Cystine

Le type VI regroupe les calculs constitués de protéines, de médicaments.

 

Chaque composant a une signification étiologique particulière.

Quelques exemples :

Les calculs de type Ia (Whewellitte) sont les plus fréquents. La principale cause est une alimentation trop riche en oxalate que l'on trouve dans certains aliments conduisant à une hyperoxalurie (une concentration trop importante d'oxalate dans les urines).
 

Les calculs de type IIa (Weddellite) sont fréquemment la conséquence d'une alimentation trop riche en protéines animales, en sucre et en sel. L’alimentation est déséquilibrée sans légumes avec un excès de sodas. Ce type est de plus en plus fréquent chez les jeunes ne s'alimentant pas correctement. Une hypercalciurie (une concentration trop importante de calcium dans les urines) est la cause la plus fréquente de ces lithiases.
 

Les calculs de type IIIa/IIIb sont constitués d'acide urique sous plusieurs formes. Ils sont associés à une alimentation riche en purines. Un pH urinaire acide, un diabète non insulinodépendant, une hyperuricurie sont généralement retrouvés.
 

Les calculs de Type IIIc sont constitués d'urate d'ammonium et sont principalement d'origine infectieuse en Europe (infection urinaire à Proteus par exemple).
 

Les calculs de type IVa sont constitués de Carbapatite dont l'origine peut être une hypercalciurie ou une infection urinaire chronique.
 

Les calculs de types IVc sont constitués de phosphate ammoniaco-magnésien (Struvite) et sont obligatoirement le résultat d'une infection urinaire à germes uréasiques (Proteus par exemple).
 

Les calculs de types IVd sont constitués de Brushite généralement apparue après à une hypercalciurie franche d'origine métabolique (indépendante de l'alimentation). Ces pathologies sont surveillées par les néphrologues.
 

Les calculs de type V sont constitués de Cystine. Ce qui permet le diagnostic de cystinurie congénitale (une des maladies lithiasiques d'origine génétique). Les lithiases d'origine génétique nécessitent un suivi régulier par un néphrologue.
 

Les calculs de types VI sont constitués de protéines ou d'un médicament. Les lithiases purement protéiques sont rencontrées chez les insuffisants rénaux chroniques (patients dialysés). Le type VI regroupe aussi les calculs constitués de métabolites d'un médicament absorbé par le patient de façon prolongée : atazanavir, indinavir, chlorhydrate de N-acétyl-sulfométhoxazole, N-acétyl sulfadiazine ...

 

La plupart du temps les règles diététiques à adopter sont simples et permettent d'éviter les récidives.

En voici quelques-unes :

 Boissons : au moins 2 litres d'eau par jour, répartis sur la journée et la nuit. Éviter les eaux minérales trop riches en calcium si vous consommez beaucoup de laitages.

            - les eaux les plus riches en calcium : Hépar, Contrexeville, Badoit, Vittel

            - les eaux les plus pauvres en calcium : Volvic, Evian, Eau de source Cristalline.

 

Calcium : 800 à 1000 mg par jour

Protéines : pas plus de 150 g de viande ou de poisson par jour

Sel : ne jamais ajouter de sel à table.

Sucres : éviter les sucreries, les bonbons, les pâtisseries et les sodas.

Oxalates : éviter les aliments riches en oxalate (chocolat, thé, cacahuètes, noix, noisettes, épinards, oseille, rhubarbe, bonbons à base de gélatine). La prise quotidienne de vitamine C est déconseillée.

Acide urique : éviter la charcuterie, les abats, le gibier, le thon, les anchois, les sardines à l'huile, le hareng fumé.

 

Maintenir une activité physique régulière, éviter l'excès de calories et consommer des fibres (fruits et légumes). La surcharge pondérale (IMC élevé) s'accompagne d'une acidification des urines entraînant la cristallisation de l'acide urique, l'indice de masse corporelle (IMC) étant inversement proportionnel au pH urinaire.

 

Chez les patients lithiasiques, l'étude de la cristallurie peut renseigner sur la bonne observance de ces règles diététiques. La mesure du pH urinaire, de la densité urinaire, la numération et l'identification des éventuels cristaux dans les urines de la nuit permet de déceler un état pré-lithiasique favorable à la récidive. Ces analyses d'urines peuvent être prescrites par le médecin généraliste ou habituellement par le néphrologue.

 

Références :

- Lithiase urinaire. 2ème édition 2012. Michel DAUDON, Olivier TRAXER, Paul JUNGER: Médecine Science Publications, Lavoisier.

- Association Française d'Urologie : www.urofrance.org

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